L’éco-pâturage dans les vignes : des bêtes chargées de l’entretien hivernal

Dans les parcelles de vignes de nos clients, les brebis ont passé plusieurs mois à désherber. Cette pratique respectueuse de l’environnement revient en force et c’est très efficace !

L’éco-pâturage est un mode d’entretien écologique des espaces naturels et des territoires par le pâturage d’animaux herbivores. La tonte naturelle préserve les plantes présentes dans le sol et participe à l’enrichissement de la biodiversité par l’apport de matière organique considérable engendré par les brebis.

Cédric Barbe, berger, nous raconte sa première saison en collaboration avec Banton Lauret dans le vignoble bordelais.


Copyright © Banton Lauret

Pouvez-vous vous présenter et nous dire depuis quand vous exercez ce métier de berger ?

« Je m’appelle Cédric Barbe, je suis berger depuis 1996. J’ai commencé par un apprentissage en CAP et un BPREA (brevet professionnel responsable exploitation agricole). J’ai principalement exercé dans les Alpes de Haute Provence, les Hautes Alpes et les Alpes Maritimes. »

Pouvez-vous nous parler des spécificités du métier de berger ?

« La base du métier, c’est principalement de faire manger les brebis à leur faim. Ensuite il faut être capable d’intervenir sur les besoins vétérinaires du troupeau, surtout sur les maladies comme le piétin (maladie s’attaquant aux pieds des petits ruminants) ou quelques autres que l’on peut trouver. »

Travaillez-vous avec des chiens ? Il y a-t-il des différences entre le travail en alpage et le travail dans les vignes ?

« Oui le chien est notre meilleur allié dans ce travail. Mais son utilisation est totalement différente de ce que j’ai l’habitude de faire en alpage. Dans les vignes c’est un peu plus compliqué, on ne peut pas envoyer le chien comme on veut. Il faut veiller à ne pas bousculer les brebis qui pourraient en s’affolant, endommager des pieds de vignes. »


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Parlez-nous des avantages ou des inconvénients de faire pâturer les brebis dans les vignes et comment organisez-vous votre travail ?

« Déjà les viticulteurs évitent un broyage mécanique. Faire pâturer les vignes constitue un désherbage très efficace, avec l’apport en plus d’une quantité considérable d’apport en matière organique par les déjections des bêtes. Alors pour l’organisation, ici on garde principalement en parc. On clôture parcelle par parcelle. Cela favorise une meilleure pâture et un épandage naturel du fumier plus régulier. »

Quel est le ressenti de votre collaboration avec Banton Lauret et sur le travail dans les vignobles Girondins ?

« C’était particulier pour moi car c’était la première fois que je collaborais avec une entreprise, autre que des éleveurs. Je suis très satisfait de cette collaboration et de la confiance qu’ils nous ont accordé. Le travail dans les vignobles a été très sympa car tout le monde s’est montré à l’écoute. Grâce à cela, nous avons pu faire face aux quelques imprévus liés à l’organisation que nous avons eu à gérer pour cette première saison. »